Si la normalisation des apparences physiques et culte du lisse désincarné vous agacent, alors foncez au Jeu de Paume à cette expo-photo pour (re)découvrir cette artiste des années 60 follement moderne. Quel talent et quelle technicité (sans photoshop) pour faire ressortir le « sensible ». Une oeuvre puissante en argentique Noir et Blanc où l’étrange flirte avec le beau. Portraits insolites se mêlent aux nudistes, travestis, handicapés mentaux… son monde est fait de différences, et qu’est-ce qu’il est beau !
Pour pour les intellos, à lire absolument dans la dernière salle, l’extrait de sa dissertation sur Platon : « Il y a et il y a eu et il y aura un nombre infini de choses sur terre. Des individus tous différents, souhaitant tous des choses différentes, connaissant tous des choses différentes, aimant tous des choses différentes, ayant tous une apparence différente. Tout ce qui a été sur terre a été différent de toutes les autres choses. C’est ce que j’aime : la différenciation, le caractère unique de toute chose et l’importance de la vie… Je vois quelque chose qui semble merveilleux ; je vois la divinité dans des choses ordinaires. » Dissertation sur Platon. Diane Arbus, 28 novembre 1939

jumelles identiques - diane arbus

Girl Sitting on Her Bed with Her Shirt Off -Diane Arbus

enfant avec grenade dans central parc - diane arbus















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